Bonne année à tous !
mon bouquetin avant passage au four
les jus
Jus et patines sur terre crue
Les jus sont des lavis posés sans épaisseur, soit directement sur le biscuit, soit sur un fond émaillé. Ils se posent au pinceau, au vaporisateur, à la brosse à dents, par trempage. Tous les effets sont possibles : coulées, taches, crachotis, superpositions partielles. Le terme « patine » est plus particulièrement judicieux lorsque l’application est suivie d’un ressuyage, ôtant la patine des reliefs et la conservant dans les creux.
Jus sur biscuit:
Ils offrent de grandes possibilités pour teinter une terre en surface, sans masquer sa matière par une couche vitreuse et sans atténuer des reliefs ou des creux dont l’intégrité est souhaitée. Mais pour assurer leur fixation sur la terre, il est nécessaire de leur ajouter un fondant, généralement une fritte transparente ou une glaçure (5 à 10 %).
Jus sur émail
Ils permettent de modifier, totalement ou partiellement, la couleur d’un émail. Ici, tout est question de dosage, les fonds fixes, tels que les engobes vitrifiables, conservant mieux les jus que les fonds fusibles, qui ont tendance à annihiler ou à diffuser leurs effets. Les jus d’oxydes de cuivre, additionnés d’un fondant plombeux et cuits en réduction, provoquent de belles irisations dichroïques. L’oxyde de fer donne de magnifiques colorations chaudes qu’une légère glaçure peut satiner. Tous les colorants classiques sont aussi utilisables.
ENGOBES CRUS ET VITRESCILES
Pioché sur Internet :
L'NEGOBE : A l’origine, c’est une terre crue délayée (barbotine) qui sert à recouvrir un corps grossier, souvent chamotté, ou à masquer une terre rouge par une terre blanche. L’engobage en cru permet, avant dessiccation complète, d’ajouter un décor par gravure (sgraffite) qui met à nu la couleur du fond. Le travail sur terre crue montrant vite ses limites, les potiers de la fin du Moyen Age ont imaginé
un engobe enrichi d’un agent fondant assurant l’adhérence sur le biscuit et non plus seulement sur le cru.
Par la suite, l’idée est venue de l’usage d’une terre préalablement cuite (chamotte ) , réduite en poudre fine puis additionnée d’un fondant. Ainsi est né le principe de la majolique sous marzacotto de la Renaissance italienne, puis le décor « à la barbotine » d’Ernest Chaplet, mis au point en 1871. Les engobes peuvent être teintés dans leur masse, ce qui est simple à l’aide de colorants mais plus aléatoire avec les oxydes, dont le développement dépend de la nature même de la base. Ils peuvent aussi être peints avec des pigments ou des jus, et être recouverts d’une glaçure.
Les engobes sont :
- soit terreux et crus, dans ce cas ils doivent être posés sur la pièce à l’état de plasticité du cuir;
- soit terreux et additionnés d’oxydes métalliques, comme sur les œuvres d’Odile Culas-Bonin, pour obtenir des colorations stables à la réduction, soit 2/3 de barbotine et 1/3 d’oxyde (fer, cuivre, chrome, manganèse) d’ocre ou de grès de Thiviers ;
- soit vitroterreux, c’est-à-dire constitués d’une base argileuse dont la cohésion est assurée par une part vitreuse; l’engobe est donc formé non par une terre crue, mais par une terre cuite, c’est-à-dire une chamotte très fine liée par une fritte, un fondant ou même un émail.
Recette engobe vitro-terreux : 40 à 60% de chamotte très fine
60à 40% de fondant (fritte,email)
et eventuellement du colorant de masse
L’accord de dilatation, entre le support et l’enduit, évite un décollement accidentel de la couche, mais un effet opposé peut être recherché: difficile à maîtriser, il consiste à obtenir des fissures volontaires, évoquant des crevasses naturelles. Une barbotine de porcelaine posée sur une terre verte (pour l’adhérence), avec son fort retrait, possède cette propriété dès le séchage.
L’engobe crevassé
Lorsque, au séchage puis à la cuisson, la rétraction d’un engobe est plus forte que celle du support, la surface rapportée se fissure naturellement comme une terre sans pluie. Cet aspect, qui évoque les affres de la sécheresse ou quelque mouvement de la croûte terrestre, nous rappelle la force des éléments. Pour obtenir un tel effet, utilisez une barbotine à fort retrait et très faible dilatation, très plastique, qui se crevassera aussitôt en perdant son eau.
L’engobe flottant
Lorsque l’on superpose des revêtements de natures opposées, comme un engobe dur à forte rétraction sur une glaçure fusible, le premier se brise au séchage puis flotte en plaque à la surface de la seconde ; il se laisse même entraîner en cas de coulure
L’engobe déchiré
La provocation est ici plus décisive et volontaire; la couche d’engobe, tendue, se lacère de fentes acérées, blessures béantes tranchées par une lame invisible. Le jeu des tensions est encore plus exacerbé par le retroussis de la peau terreuse : la rétraction est produite lors de la montée en température, alors que l’engobe est encore poudreux et se rétracte fortement. La vitrification qui suit est favorisée par une composition de type « poudre de tesson de porcelaine + fondant ».
Les engobes fins, dits sigillés
La délicatesse des travaux de Pierre Bayle procure un intense sentiment de perfection, ses formes sont parfaitement en harmonie avec le voile d’engobe inspiré des terres rouges antiques, dites sigillées. Une préparation particulière de l’engobe permet d’atteindre une finition de surface particulièrement veloutée, qu’il est possible d’aviver par un polissage en cru. Cet engobe est obtenu en liquéfiant une terre plastique non calcaire (la boue de tournage convient parfaitement) ; les parties les plus lourdes de la terre se déposent en premier et il demeure une eau trouble, chargée des particules les plus légères. C’est cette eau qu’il convient de conserver et de laisser évaporer pour recueillir un engobe d’une grande finesse mais dont l’adhérence peut se révéler insuffisante après cuisson sur le support. Aussi est-il nécessaire d’ajouter, au moment de la liquéfaction, un faible pourcentage de silicate de soude (± 0,5 %) qui joue le rôle de fondant de masse et, lorsqu’il remonte à la surface sous l’effet d’un polissage, apporte une imperceptible vitrification superficielle.
couleurs d'automne
les poteries au jardin
Arts du feu à Rennes du 8 au 11/12/2011
Poterie du Don ( Sud Aurillac)
http://www.galeriedudon.com/fr/expositionencours.htm
reportage
avez-vous une idée de ce que cet oiseau peut bien cacher ?
un indice sur cette deuxiéme photo :
Revenons à sa fabrication :
Après cette étape, je n'ai pas de photos car j'avais les mains dans la barbotine pour enduire des affiches qui ont servi de coque à notre four-oiseau, il a fallu une dizaine de couche. L'organisation était parfaite !
l'oiseau a commencé a fumé vers 19h00, pendant ce temps nous avons bien festoyé, le pique-nique était à la hauteur de cette merveilleuse journée !
à 23h00 avant le gâteau d'anniversaire de Catherine, l'oiseau a été coiffé d'une affiche enduite après avoir été nourri de matière verte : fougère et autres végétaux, j'ai pas tout vu ! Ensuite il a été aspergé d'eau pour lui baisser sa T° apès toutes ces émotions !
Le lendemain toujours sous un soleil resplendissant, idéal pour admirer les surprises, comme dans un Kinder géant :
et mes pièces : le galet et la boîte-courge
ça a été un week-end magique , un bon moment de découverte et de partage et ça gràce à Marie-Claude et Bernard Guerout de PLouër sur Rance. ( si vous passez par là, arrêter vous ! vous y verrez les belles pièces de Bernard et les photos de Marie-Claude !
merci à vous deux !
tendres lapins

















































